jours blancs

Jours blancs

La honte du souvenir d’avoir souri
Est un poison lent
Efficace

Jours blancs
Dans la prison du moi devenu
L’envie de l’espoir ressemble à
Machine miroir faite de boues ordonnées
Miroir de ma peau retournée
Sans bouger guetteur nu observateur du point aveugle ni d’endroit ni envers

Je ne sais plus quel jour
Ni quelle heure

Encore ces jours blancs
Ces jours blancs où le soleil
Emprisonné ne reflète que le pâle souvenir
D’un espoir vide aux fondations rongées

miroir de machine
Le froid plus au coeur
Le goût de l’eau

Réveil ailes
écrasées

Immobile

l’enterrement