2018- LA TERRE DÉVORÉE

installation

5 peintures, 12 éléments en bois, corde, couverture de survie, mât.

Présentée à Ventilator 24 Berlin dans le cadre du projet B-B’ du collectif grŒp.

La question de la translation et du déplacement, nous ont fait prendre le parti de ne voyager qu’avec une seule valise pour les dix artistes participants. j’ai alors choisi de faire une multitude de formats petits, mais qui en se déployant allait définir un espace plus large. A priori l’installation traite de l’étalement urbain comme un viol de la terre.

Dans les creux des réseaux se lovent les hommes. ils sont définis par ce qui les entourent, ombres errantes et sensibles, conditionnées par la matière du Monde formées par elle.

L’installation de ces maisons et le tissage qui se présentait interrogeait d’abord sur un plan politique : l’étalement urbain. La maison individuelle mais surtout l’étendue des réseaux de cette urbanisation ont des conséquences néfastes pour l’espace vital.  Mais l’espérance n’est pas vaine, elle est une vertu, le seul salut. Aucune fatalité n’est possible, ni admise. Dans la trame de ce tissu, par la représentation, qui utilise elle même des symboles, les formes iconiques et universelles conduisent celui qui le veut à un second niveau. L’installation représente un zodiaque et l’ensemble peut-être vu comme un autoportrait astrologique

Jn 19-23 : « Lorsque les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses vêtements et firent quatre parts, une part pour chaque soldat, et la tunique. Or la tunique était sans couture, tissée d’une pièce à partir du haut; »

5 paintings, 12 wooden elements, string, survival blanket, pole.

Presented at Ventilator 24 Berlin as part of the B-B ’project.

The question of translation and displacement made us decide to travel with only one suitcase for the ten participating artists. I therefore chose to make a multitude of small formats, but which, by unfolding, would define a larger space.

At first sight, the installation treats urban sprawl as a rape of the land. The installation of these houses and the weaving that presented itself raised questions on a political level: urban sprawl. The individual house but especially the extent of the networks of this urbanization have harmful consequences for the living space.

In the hollows of the networks are coiled men. they are defined by what surrounds them, wandering and sensitive shadows, conditioned by the matter of the World formed by it.

But hope is not in vain, it is a virtue, the only salvation. No fatality is possible, nor allowed. In the weft of this fabric, by the representation, which itself uses symbols, iconic and universal shapes lead those who want it to a second level. The houses represent a zodiac and the the whole piece would be an astronomical self-portrait

Jn 19-23: “Then the soldiers, when they had crucified Jesus, took his garments, and made four parts, to every soldier a part; and also his coat: now the coat was without seam, woven from the top throughout.